1889 - 2019 --- L'ACV a 130 ans. Voir la page spéciale éditée à cette occasion ----- 1889 - 2019 --- L'ACV a 130 ans. Voir la page spéciale éditée à cette occasion ----- 1889 - 2019 --- L'ACV a 130 ans. Voir la page spéciale éditée à cette occasion ----- 1889 - 2019 --- L'ACV a 130 ans. Voir la page spéciale éditée à cette occasion ----- ----- 1889 - 2019 --- L'ACV a 130 ans. Voir la page spéciale éditée à cette occasion ----- ----- 1889 - 2019 --- L'ACV a 130 ans. Voir la page spéciale éditée à cette occasion -----
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ACV 130

acv130

Depuis 130 années, l’Association centrale d’entraide vétérinaire (ACV), reconnue d’utilité publique, est au service de notre profession et depuis n’a jamais failli à sa tâche, à savoir secourir financièrement nos confrères, leurs veuves, et désormais, compte tenu de la féminisation de notre profession, nos consœurs, leurs veufs, leurs enfants et depuis quelques années les étudiants des écoles vétérinaires.

Confrères, n’hésitez pas, contribuez au développement des capacités d’aide de notre association en nous rejoignant, aidez nous à la faire connaître auprès de ceux qui pourraient avoir besoin de nous.

Nous profitons de cet anniversaire pour mieux vous faire connaître certains aspects de notre association.







Historique

L’histoire de l’ACV commence en 1889. A la fin du XIXe siècle, les vétérinaires se sont mobilisés et rassemblés malgré les divergences pour bâtir dans la profession une entraide confraternelle. C’est de cette époque où aucune couverture sociale n’existait, qu’est née l’ACV, l’Association Centrale des Vétérinaires. La solidarité professionnelle qui était en gestation accouchait donc de notre association.
Ces quelques mots prononcés en 1923 par Paul Rossignol, qui fut un trésorier puis futur président de l’ACV, expriment l’esprit et les motivations d’alors de cette association : « Je considère l’association comme une chapelle à la porte de laquelle les adeptes en y pénétrant doivent abandonner tout sentiment d’inimitié et tous motifs de dissension pour n’y communier qu’en une seule pensée, la plus noble, celle de tendre une main fraternelle aux membres de notre grande famille victimes d’un cruel destin, où les uns favorisés par le sort, peuvent venir le remercier comme il convient, tandis que d’autres, accablés par le malheur, y trouvent la force de le supporter».(discours à l’Académie vétérinaire)


Donateurs

Les secours et bourses attribués par l'ACV portent les noms de "grands donateurs".

Even

Jean Baptiste Victor Even

Jean Baptiste Victor Even, né le 16/08/1853, à la ferme de Caméru, Pont Réan en Guichen (Ille et Vilaine) est mort le 15/10/1936 au château de la Massaye.
Ses parents étaient cultivateurs à la ferme de Caméru, partie intégrante du domaine de la Massaye.
Il entre à l’école vétérinaire d’Alfort à 20 ans et en sort second en 1877. Il se retrouve ensuite à l’école de Saumur puis au 7ème régiment d’artillerie à Rennes durant 3 ans, puis praticien à Saint Malo. En 1883, il part en Argentine sur l’incitation du directeur de l’école d’Alfort, le professeur Goubaux. Il y restera jusqu’en 1904. Il est successivement titulaire de la chaire de clinique à l’institut agronomique et vétérinaire de Santa Catalina (qui sera transféré en 1891 à la Plata) puis directeur de l’enseignement vétérinaire et des haras de Buenos Aires. En 1891, il quitte l’enseignement pour la clientèle et une entreprise de fabrication et de vente de produits biologiques nécessaires à l’élevage argentin et fait fortune.
En 1904, il revient en France, il sera directeur pendant 10 ans de la Semaine Vétérinaire, et il met au point une pince pour la castration par écrasement « pince d’Even », supplantée ensuite par la pince de Burdizzo.
Durant la guerre de 1914-1918, à 61ans, il repart en Argentine pour diriger la mission française de remonte en Amérique du Sud (la mission achètera 70000 chevaux, à des prix très inférieurs à ceux pratiqués par les Etats Unis et le Canada ; en 1918 on chiffrera l’économie faite pour l’Etat à 220 millions de francs or, soit 491millions d’euros) Il fût membre de l’Académie vétérinaire. 
En 1932, alors administrateur de l’ACV, V. Even, fait don à l’association du domaine de la Massaye dont il était devenu propriétaire.
Outre la très grande valeur de ce patrimoine, les loyers du domaine et des fermes ont été depuis lors une source importante de revenus pour l’ACV. Conformément aux statuts, ces revenus ont été intégralement redistribués aux personnes secourues par l’association. C’est pour honorer la mémoire de notre regretté confrère, et perpétuer son souvenir, que le conseil d’administration du 21 juin 2007 a décidé d’affecter le nom d’Even aux secours trimestriels qu’il apporte à des docteurs vétérinaires, que des accidents ou maladies ont mis dans le dénuement.
Le domaine a été finalement vendu en 2017 et a permis à l'ACV d'accroître ses placements dont les intérêts sont des sources de revenus annuels


Guillemot

Arnaud Roland Guillemot

Arnaud Roland Guillemot (T 33), décédé le 30 décembre 2000, vétérinaire inspecteur aux abattoirs de Bordeaux, retraité au Taillan Médoc (33) a inscrit l’ACV parmi ses légataires sur son testament en date du 18 mars 1993.
Le règlement définitif de la succession intervient le 22 juin 2006. Une maison sise au Taillan Médoc revient à l’ACV, sous réserve que la compagne de notre confrère au moment de son décès en conserve l’usufruit.
La générosité d’Arnaud Guillemot a permis à l’ACV d’augmenter son fonds de réserve d’une somme de 41.002 € et d’avoir la nue propriété de l’immeuble du Taillan-Médoc estimé à 96.043 €. Cet immeuble conformément aux statuts, devra être vendu après le décès de l’usufruitière.
Ce legs, utilisé dans les conditions strictement définies par la loi de 1901, est et sera générateur de produits financiers qui participeront au financement des aides apportées par l’ACV.
C’est pour honorer la mémoire de notre regretté confrère et perpétuer son souvenir que le conseil d’administration du 21 juin 2007 a décidé d’affecter le nom de Guillemot aux bourses qu’il apporte à des étudiants vétérinaires méritants aux prises avec de grandes difficultés financières.


Even

Edmond Paillot

Edmond Paillot (1892-1973), né le 29 août 1892 à Neuilly sur Seine, fit ses études à Maubeuge puis à Alfort en 1909. Mobilisé, il rejoindra le 15ème régiment d’artillerie. En 1916 il est croix de guerre, il s’installe dans le Nord, fait quelques essais dans le journalisme, puis revient à la clientèle et se spécialise dans les chevaux et les petits animaux. A la mort de son épouse, en 1963, il décida de faire bénéficier l’ACV chaque année d’un don annuel important. Il lui survécut dix ans.
Par testament en date du 15 juin 1972, il fait de l’ACV sa légataire universelle. Ce legs comprenait des immeubles et un important portefeuille en valeurs mobilières et compte d’épargne.
Après son décès, en 1973, et le règlement des formalités relatives au legs, l’ACV entre en possession des immeubles que, conformément à ses statuts, elle met en vente aux enchères publiques.
La générosité d’Edmond Paillot (le legs à lui seul s’élevait à 1.882.000 F (897.841 €) a permis à l’ACV d’acquérir, en 1974, ses propres locaux dans l’immeuble collectif de la profession vétérinaire - la Maison des Vétérinaires - et a augmenté considérablement le fonds de réserve de l’association.
Ce legs, en outre, placé dans les conditions strictement définies par la loi de 1901, est générateur de produits financiers qui ont contribué à l’époque à une augmentation conséquente des secours apportés et qui continuent à financer une part importante des aides apportées actuellement par l’ACV.
C’est pour honorer la mémoire de notre regretté confrère et perpétuer son souvenir que le conseil d’administration du 21 juin, 2007 a décidé d’affecter le nom de Paillot aux secours trimestriels qu’il apporte à des conjoints ou conjointes de vétérinaires décédés aux prises avec de graves difficultés financières.


Even

Anna Mangin

Mme Anna Mangin, née Fromage, veuve d’André Mangin (Alfort 1924), fait part le 15 mai 1972 de sa décision d’instituer l’ACV sa légataire universelle. Le conseil accepte le 17 novembre 1972 ce legs qui, fait par une personne résidant à l’étranger, ne sera pas soumis à l’autorisation de la tutelle française, mais à celle du prince de Monaco et sera frappé de droits de succession. Ce legs comportait un appartement à Monaco (qui sera vendu en viager en 1974), des liquidités sur différents comptes, des meubles et des bijoux.
André Mangin était né le 28 septembre 1897 à Remiremont (88), bachelier à Nancy le 8 juillet 1915, il s’engage volontairement le 15 juillet 1915 ; après sa démobilisation le 5 novembre 1919, il prépare le concours et entre à Alfort dont il sort diplômé en 1924. Il exercera à Darney (88) Toutefois, il est rappelé en activité le 26 août 1939, mobilisé le 1er septembre 1939, il sera démobilisé le 1er août 1940. Vers 1956, en raison d’ennuis de santé, il quitte Darney pour se retirer à Monaco où il obtient en 1960 une carte d’identité de résident privilégié. Il disparaît en janvier 1965. 
Le 15 avril 1997, l’ordonnance n°13052 de Rainier III, prince souverain de Monaco, autorise le président de l’ACV à accepter le legs consenti par Mme Anna Mangin, née Fromage, décédée le 17 février 1996.
La générosité de Mme Mangin a augmenté considérablement le fonds de réserve de l’association de 3.974.473F(685.754€).
Ce legs, en outre, placé dans les conditions strictement définies par la loi de 1901, est générateur de produits financiers qui ont contribué à l’époque à une augmentation conséquente des secours apportés et qui continuent à financer une part importante des aides apportées actuellement par l’ACV.
C’est pour honorer la mémoire de la veuve de notre regretté confrère et perpétuer son souvenir que le conseil d’administration du 21 juin 2007 a décidé d’affecter le nom de Mangin aux bourses d’études trimestrielles qu’il apporte à des enfants de vétérinaires décédés ou confrontés à de graves difficultés financières.


Even

Jean Camille Riboux

Jean Camille Riboux (1899-1983), né l8 février 1899 à Vincennes, fut praticien de 1923 à 1942 à Buzançais (36) Après une grave maladie, il se fixera à Vincennes, 9, rue Villebois Mareuil et s’occupera d’associations vétérinaires. Il assurera, en particulier, le secrétariat de l’ACV.
En 1980, n’ayant pas d’enfant, il informe le président Jean Durieux de la rédaction de son testament par lequel il lègue l’ensemble de ses biens à l’ACV, soit un appartement à Vincennes, un à Saint Jean de Monts (85) ainsi que des liquidités importantes.
Après son décès en 1983, l’ACV assurera le séjour de son épouse Jeanne Chaplais dans un établissement spécialisé au château de Boulemont prés de Saint Nom la Bretèche. Après le décès de Jeanne Chaplais, le 21 juillet 1987, et le règlement des formalités relatives au legs, l’ACV entre en possession des immeubles que, conformément à ses statuts, elle met en vente aux enchères publiques.
La générosité de Jean Camille Riboux a augmenté considérablement le fonds de réserve de l’association de 2.717.481F soit l’équivalent de 558.061€.
Ce legs, placé dans les conditions strictement définies par la loi de 1901, est générateur de produits financiers qui ont contribué à l’époque à une augmentation conséquente des secours apportés et qui continuent à financer une part importante des aides apportées actuellement par l’ACV.
C’est pour honorer la mémoire de notre regretté confrère et perpétuer son souvenir que le conseil d’administration du 21 juin 2007 a décidé d’affecter le nom de RIBOUX aux secours qu’il apporte à des membres de la famille vétérinaire aux prises avec des difficultés soudaines et dramatiques, pour les aider à passer un cap difficile.


Présidents

La liste des présidents successifs

1890/1903 : Camille Leblanc (Vétérinaire praticien)
1903 : Edmond Nocard (Professeur)
1903/1909 : Saint Yves Ménard (Vétérinaire de la fonction publique)
1909/1916 : Edmond Lavalard (Vétérinaire militaire)
1916 : Jean-Baptiste Brosse (Vétérinaire praticien)
1917/1919 : Hippolyte Rossignol (Vétérinaire praticien)
1920/1935 : Paul Dechambre (Professeur)
1935/1939 : Paul Rossignol (Vétérinaire praticien)
1939/1954 : Léon Vivien (Professeur)
1954/1978 : Clément Bressou (Professeur)
1978/1982 : Jean Durieux (Vétérinaire praticien)
1982/1998 : Jean-Pierre Marty (Vétérinaire de la fonction publique)
1998/2002 : Ghislain Gielfrich (Vétérinaire de la fonction publique)
2002/2010 : Bernard Wilmet (Vétérinaire praticien)
2010/... : Véronique Bianchetti (Vétérinaire praticienne)


nocard

Edmond Isidore Étienne Nocard (1903)

Edmond Isidore Étienne Nocard, né le 29 janvier 1850 à Provins (Seine-et-Marne) et mort le 2 août 1903 en son domicile de Saint-Maurice (Val-de-Marne), est un vétérinaire et microbiologiste français.
Il étudia la médecine vétérinaire à l'École nationale vétérinaire d'Alfort de 1868 à 1871 puis, après son service militaire, de 1871 à 1873. De 1873 à 1878 il dirigea le Service Clinique de cette école, travaillant avec le Dr Du Mesnil. En 1876 il fut chargé de créer une nouvelle revue, Les Archives vétérinaires, où il publiera un grand nombre d'articles scientifiques concernant la médecine, la chirurgie, l'hygiène et la jurisprudence. En 1878 il fut reçu dans un concours public comme professeur de médecine vétérinaire clinique et chirurgicale à l'École Vétérinaire. Parmi ses anciens élèves, dont beaucoup devinrent célèbres, on trouve Camille Guérin, le codécouvreur du Bacille de Calmette et Guérin BCG [note]À l'origine, vaccin BCG signifie vaccin Bilié de Calmette et Guérin car la souche atténuée est obtenue par culture sur un milieu bilié. Ainsi, on parle du vaccin bilié de Calmette et Guérin lorsque l'on parle du vaccin BCG. Cependant l'usage veut que BCG, dans un contexte qui évoque la bactérie, signifie également bacille de Calmette et Guérin.
En 1880 il entra comme assistant au laboratoire de Pasteur à Paris. Il y aida Pasteur et Roux dans leurs expériences de vaccination d'animaux contre le charbon à Pouilly-le-Fort, inspiré par la découverte d'Henry Toussaint. En 1883, il se rendit en Égypte avec Roux, Straus et Thuillier, pour y étudier une épidémie de choléra, sans parvenir à isoler le germe responsable de la maladie. Il revint la même année à Maisons-Alfort où il créa un laboratoire de recherches bien équipé, en liaison étroite avec Pasteur. Pendant les trois années qui suivirent, il donna la preuve de sa grande compétence du travail de laboratoire dans la nouvelle science qu'était la bactériologie, en mettant au point un certain nombre de nouvelles techniques, comme des méthodes pour séparer le sérum du sang, de nouveaux milieux de culture pour le bacille de la tuberculose, l'introduction de l'anesthésie pour les grands animaux au moyen de l'hydrate de chloral par voie intraveineuse, et également des techniques permettant de lutter contre le tétanos.
Ses réalisations scientifiques et théoriques furent récompensées, en 1887, par le titre de directeur de l'École et la chaire des maladies infectieuses ; en 1888, on l'invita à devenir membre du premier comité de rédaction des Annales de l'Institut Pasteur. En 1895 il devint membre à part entière de l'Institut Pasteur. De 1892 à 1896, par une série de communications, de conférences, de brochures et de démonstrations, il s'efforça de convaincre les médecins et le grand public que l'utilisation de la tuberculine de Robert Koch pourrait servir de base à la prévention de la tuberculose bovine. Il publia "La Tuberculose Bovine : ses dangers, ses rapports avec la tuberculose humaine classique."
La principale contribution de Nocard à la médecine fut la découverte de l'espèce de bactéries qui fut appelée en son honneur Nocardia. Elle provoque la nocardiose, maladie qui se manifeste surtout chez des animaux économiquement importants, comme chez les bovins sous la forme du farcin, pour lequel il découvrit la première variété de Nocardia, appelée par lui au début Streptothrix farcinica. Nocardia peut aussi provoquer des maladies chez les humains, particulièrement chez les patients immunodéprimés, comme les sidéens.
Dans le domaine de la pathologie vétérinaire il découvrit l'agent pathogène responsable de la mammite enzootique, Streptococcus agalactiae. Il découvrit aussi le microbe qui provoque la péripneumonie bovine et il étudia la psittacose.


Clément Bressou

Clément Bressou (1954 à 1978)

Clément Bressou (1887-1979) né le 22 février 1887 à Montauban, fit de brillantes études secondaires ; il fut aussi sportif, capitaine de l’équipe de rugby.

Au cours de sa scolarité à l’École nationale vétérinaire de Toulouse (1906-1910), il fréquenta les milieux littéraires et artistiques de Toulouse, et participa activement à la vie culturelle et sportive de l’École, démontrant, déjà, « ses prodigieuses qualités d’animateur », notamment comme président du Cercle des élèves.

A la sortie de l’Ecole, il y fut engagé comme chef de travaux, accomplit son service militaire (1910-1912), puis fut mobilisé, en août 1914, pour plus de quatre ans. En 1920, il devint professeur en charge de la chaire d’Anatomie… à l’EnvT et, en 1926, à Alfort. En tant qu’enseignant, il a marqué l’esprit des étudiants de dizaines de promotions. Il savait transmettre sa passion de l’anatomie en alliant des dons d’orateur et de dessinateur à une mémoire extraordinaire. Il acceptait toujours diverses charges en supplément.
A partir de 1934, il cumula cette fonction et celle de directeur de l’École nationale vétérinaire d’Alfort jusqu’à sa retraite en 1957 ; il fut le directeur restant le plus longtemps à ce poste, pendant 23 ans. Clément Bressou a été membre des Académies de médecine, des sciences et vétérinaire.
Il fut un homme d’action et l’un des plus grands représentant de la profession de son époque.

Président de l’ACV, là encore avec le plus long mandat, il connut la période faste des Trente Glorieuses (jusqu’à 2700 membres) avec de nombreuses actions ; et pendant 14 ans (1954 à 1969), il soutint la publication d’un bulletin de l’ACV, « Actualités et Cultures vétérinaires ».


Jean-Pierre Marty

Jean Durieux (1978 à 1982)

Jean Durieux est né le 28 juin 1903, à Hergnies, près de Valenciennes. Le jeune Durieux poursuit d'excellentes études secondaires au Lycée de Marcq-en-Barœul, près de Lille. Ses efforts sont brillamment couronnés en 1921 par un baccalauréat classique. Il passe le concours vétérinaire en 1921 et est admis à l'Ecole Nationale Vétérinaire d'Alfort. Il obtient le diplôme de vétérinaire en 1925, avec le titre de lauréat de l'Ecole d'Alfort. L'année suivante il soutient devant la Faculté de Médecine de Paris une thèse de Doctorat intitulée : « Contribution à l'étude de la paralysie pénienne du cheval. Son traitement chirurgical ». Il devient ensuite élève attaché au laboratoire de parasitologie auprès du Pr Henry et du Dr Ch. l.eblois. Vétérinaire diplômé d'Alfort et titulaire du Doctorat vétérinaire, Jean Durieux est invité à remplir ses obligations militaires. D'abord à l'Ecole d'application de Saumur où son excellent travail lui permet de choisir les affectations successives d'Évreux et de Rouen.
C'est là, à Meaux, qu'il s'établit en clientèle rurale en 1927. En marge de sa clientèle, il se consacrer à la recherche appliquée et à des œuvres professionnelles. Il est Secrétaire général et Président de l'Association Centrale des Vétérinaires durant 28 années.
Pendant ce temps, Mme Durieux apporte de son côté, une importante contribution complémentaire au sein de l'Association Française des Femmes Vétérinaires.
Président de l'Académie Vétérinaire de France en 1952, il a représenté notre Compagnie aux manifestations du tri-centenaire de l'Académie des Sciences. Il était aussi membre du C.A. de la Société des Anciens élèves d'Alfort, Vice-Président de l'Amicale de l'École de Perfectionnement des Vétérinaires biologistes de la Première région militaire, membre des Commissions permanentes des Comités consultatifs de la protection sanitaire et qualitative des denrées d'origine animale au Ministère de l'Agriculture.
Trois distinctions officielles sont venues couronner cette carrière : 1958, le ruban de Chevalier de la Légion d'Honneur ; 1960, la rosette du Mérite Militaire ; 1965, la rosette d'Officier du Mérite Agricole.


Jean-Pierre Marty

Jean-Pierre Marty (1982 à 1998)

Jean-Pierre Marty était né le 16 juin 1923 à Verneuil-sur-Avre (Eure), dans une famille de huit enfants. Son père, professeur de latin et d’anglais à l’Ecole des Roches, collège réputé dont il devint ensuite le directeur, lui dispensa une éducation sévère.
Après ses « deux bacs » (1940 et 1041), Jean-Pierre Marty s’inscrit en Propédeutique à la Sorbonne. Il obtient son Certificat d’Etudes Physiques, Chimiques et Biologiques, puis est reçu à l’Ecole vétérinaire d’Alfort en septembre 1943. Diplômé en 1947, il suit les cours de « l’Exo », l’Institut de Médecine Vétérinaire exotique qui donna naissance en 1948 à l’Institut d’Elevage et de Médecine Vétérinaire des Pays Tropicaux (IEMVT). Il intègre, aussitôt diplômé, l’Administration coloniale, et rejoint sa première affectation en Afrique : nommé à Kankan, en qualité de Chef de la Circonscription d’élevage de Haute-Guinée, Il y restera jusqu’en 1953.
Il devient ensuite Chef du Service de l’Elevage du Dahomey, puis de retour à Paris de 1954 à 1956, il est nommé adjoint à l’Inspecteur général - Chef du service de l’Elevage du ministère de la France d’Outre-Mer.
Fort de cette compétence, il va occuper à partir de 1957 le poste de Chef du Service de l’Elevage en Nouvelle-Calédonie, où il séjournera jusqu’en 1960.
En 1960, de retour à Paris, Jean-Pierre Marty rejoint brièvement les rangs de la SCET-International (Société Centrale pour l’Equipement du Territoire-International, filiale de la Caisse des Dépôts). S’ouvre ensuite pour lui une longue carrière d’expert, au cours de laquelle il s’emploie à construire, suivre ou évaluer de grands projets de production de viande bovine ou ovine, dans d’innombrables pays d’Afrique du Nord, d’Afrique sous le Sahara, d’Amérique du sud, du Pacifique et même d’URSS...
En 1974, Il est nommé Inspecteur général de la Coopération Technique Internationale au ministère de l’Agriculture, et Président du Conseil d’Administration de l’IEMVT.
En 1975, il est porté par ses pairs à la présidence de la Société Vétérinaire Pratique de France, la plus ancienne organisation professionnelle vétérinaire. Sa générosité le conduit à accepter, en 1977, la fonction de Secrétaire général de l’Association Centrale d’Entraide des Vétérinaires, qu’il occupera jusqu’à en prendre la présidence en 1999. Il prendra sa retraite en 1983.
Il aura incarné à la perfection le modèle même des grands experts qui ont brillamment illustré la compétence française à l’international et profondément marqué la période des « Trente Glorieuses ».
Jean-Pierre Marty était Chevalier de la Légion d’Honneur et Officier du Mérite agricole.


Even

Ghislain Gielfrich (1998 à 2002)

Ghislain Gielfrich, Alfort 1952, Contrôleur général honoraire des services vétérinaires, a été un membre important dans la vie et l'ACV.
Ancien directeur des abattoirs de Rennes puis Directeur des Services Vétérinaires d'Ille et Vilaine, Directeur général adjoint du Centre national d'études vétérinaires et alimentaires, ayant pris sa retraite à Rennes, il a souvent représenté l'ACV dans les discussions pour la location d'une partie du domaine de La Massaye, situé à Guichen (35), avec Edmond Hervé, au Centre Hospitalier Universitaire de Rennes ainsi que de l’implantation d’un centre aéré pour cette même ville. Rigoureux, précis, disponible, bien au fait des démarches administratives, il était un ardent et apprécié défenseur du domaine de La Massaye.
Succédant à JP Marty en 1998, il avait présidé l'ACV jusqu'en mars 2002 et tous les membres de notre conseil d'administration appréciaient sa gentillesse, son savoir et son dévouement pour la profession, cherchant toujours à aider plus nos sociétaires, moralement et financièrement. Nommé président d’honneur, et en qualité d’administrateur, il continuait à participer à nos réunions, nous apportant sa précieuse expérience et son savoir sur l'histoire de notre ancienne association.


Bernard Wilmet

Bernard Wilmet (2002 à 2010)

Eodem tempore Serenianus ex duce, cuius ignavia populatam in Phoenice Celsen ante rettulimus, pulsatae maiestatis imperii reus iure postulatus ac lege, incertum qua potuit suffragatione absolvi, aperte convictus familiarem suum cum pileo, quo caput operiebat, incantato vetitis artibus ad templum misisse fatidicum, quaeritatum expresse an ei firmum portenderetur imperium, ut cupiebat, et cunctum. Procedente igitur mox tempore cum adventicium nihil inveniretur, relicta ora maritima in Lycaoniam adnexam Isauriae se contulerunt ibique densis intersaepientes itinera praetenturis provincialium et viatorum opibus pascebantur. Quod cum ita sit, paucae domus studiorum seriis cultibus antea celebratae nunc ludibriis ignaviae torpentis exundant, vocali sonu, perflabili tinnitu fidium resultantes. denique pro philosopho cantor et in locum oratoris doctor artium ludicrarum accitur et bybliothecis sepulcrorum ritu in perpetuum clausis organa fabricantur hydraulica, et lyrae ad speciem carpentorum ingentes tibiaeque et histrionici gestus instrumenta non levia.


Véronique Bianchetti

Véronique Bianchetti (2010)

Eodem tempore Serenianus ex duce, cuius ignavia populatam in Phoenice Celsen ante rettulimus, pulsatae maiestatis imperii reus iure postulatus ac lege, incertum qua potuit suffragatione absolvi, aperte convictus familiarem suum cum pileo, quo caput operiebat, incantato vetitis artibus ad templum misisse fatidicum, quaeritatum expresse an ei firmum portenderetur imperium, ut cupiebat, et cunctum. Procedente igitur mox tempore cum adventicium nihil inveniretur, relicta ora maritima in Lycaoniam adnexam Isauriae se contulerunt ibique densis intersaepientes itinera praetenturis provincialium et viatorum opibus pascebantur. Quod cum ita sit, paucae domus studiorum seriis cultibus antea celebratae nunc ludibriis ignaviae torpentis exundant, vocali sonu, perflabili tinnitu fidium resultantes. denique pro philosopho cantor et in locum oratoris doctor artium ludicrarum accitur et bybliothecis sepulcrorum ritu in perpetuum clausis organa fabricantur hydraulica, et lyrae ad speciem carpentorum ingentes tibiaeque et histrionici gestus instrumenta non levia.